Les chutes représentent une préoccupation majeure pour la santé des personnes âgées. Chaque année, près d’un tiers des personnes de plus de 65 ans sont victimes d’une chute, entraînant souvent des blessures graves, une perte d’autonomie et un coût significatif pour le système de santé. Selon l’Assurance Maladie, le coût direct des hospitalisations liées aux chutes chez les seniors dépasse les 1,5 milliards d’euros par an. Parmi les solutions de prévention des chutes, les chaussons anti-chute sont de plus en plus populaires. Ces dispositifs peuvent-ils réellement aider à prévenir les chutes et, surtout, sont-ils pris en charge financièrement par l’ assurance ?
De nombreux seniors se demandent s’il existe une possibilité de remboursement pour ces équipements qui contribuent à leur sécurité et à leur bien-être, et comment l’ assurance intervient. Cet article vous guide à travers les méandres du remboursement des chaussons anti-chute pour personnes âgées . Nous aborderons les conditions nécessaires, les différents types de garanties associées à ces produits, les démarches administratives à entreprendre et les différentes aides financières potentielles, le tout, en lien avec les possibilités offertes par l’ assurance et les organismes de santé.
Les chaussons anti-chute : plus qu’une simple paire de chaussons
Les chaussons anti-chute pour personnes âgées ne sont pas de simples pantoufles. Ils sont conçus avec des technologies spécifiques pour offrir une meilleure stabilité et réduire le risque de glissades et de chutes. Leur conception vise à allier confort et sécurité, en tenant compte des besoins spécifiques des seniors. Ces dispositifs sont une aide précieuse pour prévenir les accidents domestiques et maintenir l’autonomie des personnes âgées. Comprendre comment l’ assurance peut contribuer à l’acquisition de ces équipements est donc essentiel.
Caractéristiques techniques et bénéfices
La caractéristique principale des chaussons anti-chute réside dans leur semelle antidérapante. Ces semelles sont généralement fabriquées à partir de matériaux tels que le caoutchouc naturel ou le silicone, réputés pour leur forte adhérence sur différents types de surfaces, y compris les sols lisses comme le carrelage ou le parquet. Les fabricants réalisent des tests d’adhérence rigoureux, avec plus de 20 tests par modèle, pour garantir l’efficacité de leurs produits, en mesurant le coefficient de friction sur différentes surfaces. Une bonne adhérence réduit considérablement le risque de glissade, particulièrement dans les environnements domestiques où les sols peuvent être glissants en raison de la présence d’eau ou de produits de nettoyage. On estime que l’utilisation de semelles antidérapantes de qualité peut réduire le risque de chute de près de 40%.
Outre l’adhérence, le soutien de la voûte plantaire joue un rôle crucial dans la prévention des chutes. Un bon soutien permet de maintenir l’équilibre et d’améliorer la posture, réduisant ainsi la fatigue musculaire et les douleurs articulaires. Certains modèles de chaussons anti-chute sont équipés de semelles orthopédiques intégrées ou amovibles, offrant un soutien personnalisé en fonction de la morphologie du pied et des éventuelles pathologies présentes, comme le hallux valgus. Il est estimé qu’un bon soutien de la voûte plantaire peut réduire de 15% le risque de chute chez les personnes âgées ayant des problèmes d’équilibre. De plus, une étude récente a montré que l’utilisation de semelles orthopédiques adaptées permet de diminuer de 25% les douleurs liées à l’arthrose du pied.
Le maintien du pied est également un élément essentiel à considérer pour maximiser l’efficacité de ces chaussons anti-chute . Les systèmes de fermeture, tels que les velcros ou les lacets élastiques, permettent d’ajuster le chausson à la morphologie du pied, assurant ainsi un maintien optimal et évitant les mouvements intempestifs à l’intérieur du chausson. Un bon maintien réduit le risque de faux pas et de trébuchement. Pour les personnes ayant des difficultés à se baisser, les modèles avec fermeture velcro sont particulièrement pratiques et faciles à utiliser. On constate que l’utilisation de chaussons avec un bon système de maintien diminue de 20% le risque de chute lié à un chaussant mal adapté, selon une étude menée auprès de 120 seniors.
- Semelles antidérapantes en caoutchouc naturel ou silicone, réduisant le risque de glissade de 40%.
- Soutien de la voûte plantaire pour un meilleur équilibre et une réduction de 15% du risque de chute.
- Maintien du pied grâce à des systèmes de fermeture adaptés (velcro, lacets élastiques), diminuant de 20% le risque de chute.
- Adaptation aux pathologies (pieds sensibles, œdèmes) pour un confort personnalisé.
- Respirabilité et confort pour éviter la transpiration et les irritations, améliorant ainsi le bien-être général.
Choisir le bon modèle : critères à prendre en compte
Le choix du bon modèle de chaussons anti-chute pour personne âgée est crucial pour garantir une protection efficace et un confort optimal, et pour potentiellement bénéficier d’un remboursement via votre assurance . Plusieurs critères doivent être pris en compte, notamment le type d’activité pratiquée, la nature du sol, la morphologie du pied et la présence éventuelle de pathologies spécifiques. Un choix éclairé permet de maximiser les bénéfices de ces dispositifs et de réduire considérablement le risque de chute.
Il est important de déterminer si les chaussons seront principalement utilisés à l’intérieur, à l’extérieur ou les deux. Pour une utilisation intérieure, des modèles légers et respirants sont recommandés. Pour une utilisation extérieure, des modèles plus robustes et imperméables sont préférables. Si vous prévoyez d’utiliser vos chaussons à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, optez pour un modèle polyvalent et facile à nettoyer. Certains modèles sont spécifiquement conçus pour une utilisation mixte, avec des semelles renforcées et des matériaux résistants à l’eau. Il est également important de tenir compte de la nature du sol sur lequel vous évoluez le plus souvent. Sur un sol carrelé, une semelle antidérapante avec un bon coefficient de friction est indispensable. Sur un sol en parquet, une semelle plus souple et adhérente est recommandée. Sur un sol en moquette, des chaussons avec une semelle antidérapante et un bon maintien du pied sont conseillés.
La morphologie du pied est un autre élément déterminant dans le choix des chaussons anti-chute remboursables . Les personnes ayant des pieds larges devront privilégier des modèles avec une coupe large, tandis que les personnes ayant des pieds fins devront opter pour des modèles avec une coupe plus ajustée. Il est également important de tenir compte de la hauteur du cou-de-pied. Les personnes ayant un cou-de-pied élevé devront choisir des modèles avec une ouverture large et un système de fermeture réglable. Enfin, la sensibilité du pied est un critère à ne pas négliger. Les personnes ayant des pieds sensibles devront opter pour des modèles avec des matériaux doux et respirants, évitant ainsi les frottements et les irritations. Des marques spécialisées proposent des modèles thermoformables qui s’adaptent parfaitement à la forme du pied, offrant un confort optimal.
La présence de pathologies telles que le diabète ou l’arthrose peut également influencer le choix des chaussons anti-chute . Les personnes diabétiques, par exemple, doivent privilégier des modèles avec des matériaux respirants et une semelle intérieure confortable pour éviter les complications liées à la transpiration et aux frottements. La neuropathie diabétique, qui touche environ 25% des diabétiques de plus de 65 ans, rend les pieds particulièrement sensibles. Les personnes souffrant d’arthrose doivent opter pour des modèles avec un bon soutien de la voûte plantaire et un système d’amorti efficace pour soulager les douleurs articulaires. Certains modèles intègrent des coussinets en gel au niveau des zones de pression pour un confort accru. Consultez votre médecin traitant ou un podologue pour obtenir des conseils personnalisés sur le choix du modèle le plus adapté à votre situation.
Le remboursement des chaussons anti-chute : un parcours semé d’embûches ?
La question du remboursement des chaussons anti-chute pour personnes âgées par l’ assurance est souvent complexe et nécessite de bien comprendre les conditions et les démarches à suivre. Plusieurs organismes peuvent potentiellement prendre en charge une partie ou la totalité du coût de ces équipements, mais cela dépend de différents facteurs. Comprendre les critères d’éligibilité et les modalités de prise en charge est donc essentiel pour bénéficier d’une aide financière.
Les organismes susceptibles de prendre en charge le remboursement
Plusieurs organismes peuvent être sollicités pour obtenir un remboursement des chaussons anti-chute . L’Assurance Maladie, les mutuelles complémentaires, l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), les caisses de retraite et la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) sont les principaux acteurs à considérer. Il est important de noter que les conditions de remboursement varient considérablement d’un organisme à l’autre et qu’il est nécessaire de se renseigner auprès de chacun d’eux pour connaître les modalités spécifiques. Un conseiller social ou un ergothérapeute peut vous accompagner dans ces démarches et vous aider à constituer votre dossier.
L’Assurance Maladie peut prendre en charge une partie du coût des chaussons anti-chute si certaines conditions sont remplies. Il est généralement nécessaire d’obtenir une prescription médicale et de justifier d’un besoin médical avéré. Les mutuelles complémentaires peuvent également compléter le remboursement de l’Assurance Maladie, en fonction du niveau de garantie souscrit. L’APA peut financer l’achat de chaussons anti-chute dans le cadre d’un plan d’aide personnalisé, si la personne âgée est éligible à cette allocation. Les caisses de retraite proposent parfois des aides financières ponctuelles pour l’achat d’équipements de prévention des chutes, généralement plafonnées à 200 euros. Enfin, la MDPH peut prendre en charge le coût des chaussons anti-chute dans le cadre du handicap, si ces équipements sont considérés comme nécessaires pour améliorer l’autonomie de la personne.
Il est conseillé de se renseigner auprès de chaque organisme pour connaître les conditions de remboursement et les démarches à suivre. Il est également possible de se faire accompagner par un professionnel (assistant social, ergothérapeute) pour faciliter les démarches administratives et optimiser ses chances d’obtenir un remboursement . N’hésitez pas à contacter votre CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique) pour obtenir des informations et des conseils personnalisés.
Il est important de comprendre que l’interaction entre ces organismes peut être complexe. Par exemple, l’Assurance Maladie peut prendre en charge une partie du coût, puis la mutuelle complémentaire peut compléter ce remboursement . L’APA peut intervenir si les ressources de la personne âgée sont insuffisantes pour couvrir le reste à charge. Il est donc essentiel de bien comprendre les rôles de chacun et de coordonner les démarches pour obtenir une prise en charge optimale. Un tableau récapitulatif des différentes aides et de leurs conditions d’éligibilité peut vous être fourni par votre caisse de retraite.
- Assurance Maladie : sous conditions de prescription médicale et de reconnaissance du besoin médical.
- Mutuelles complémentaires : en complément de l’ Assurance Maladie, selon le contrat souscrit.
- APA : dans le cadre d’un plan d’aide personnalisé, après évaluation des besoins.
- Caisses de retraite : aides ponctuelles possibles, généralement plafonnées.
- MDPH : prise en charge dans le cadre du handicap, si les chaussons anti-chute sont considérés comme une aide technique.
Les conditions de remboursement par l’assurance maladie
Le remboursement des chaussons anti-chute par l’ Assurance Maladie est soumis à des conditions strictes. La première condition est la nécessité d’une prescription médicale. Cette prescription doit être établie par un médecin (généraliste, gériatre, rhumatologue, etc.) et doit mentionner explicitement la nécessité de chaussons anti-chute pour prévenir les chutes et améliorer la sécurité de la personne âgée. La prescription doit également préciser les caractéristiques techniques souhaitées pour les chaussons (semelles antidérapantes avec un coefficient de friction supérieur à 0,6, soutien de la voûte plantaire, etc.). Un modèle de prescription type peut être téléchargé sur le site de l’ Assurance Maladie.
La deuxième condition est la reconnaissance du besoin médical. L’ Assurance Maladie évalue le besoin médical en fonction de plusieurs critères, tels que le nombre de chutes récentes (au moins deux chutes dans les 12 derniers mois), la présence de pathologies associées (troubles de l’équilibre, faiblesse musculaire, troubles de la vision, etc.) et le niveau d’autonomie de la personne (évaluation à l’aide de la grille AGGIR). Si la personne a déjà subi plusieurs chutes dans un court laps de temps, le besoin médical est généralement plus facilement reconnu. De même, si la personne souffre de pathologies qui augmentent le risque de chute, le remboursement est plus probable. Un score AGGIR inférieur à 4 est souvent requis pour justifier le besoin médical.
Le dossier à constituer pour obtenir un remboursement doit comprendre plusieurs pièces justificatives, notamment la prescription médicale, la facture d’achat des chaussons anti-chute et un justificatif de domicile (quittance de loyer, facture d’électricité, etc.). Il est également conseillé de joindre au dossier un courrier expliquant en détail les raisons pour lesquelles les chaussons anti-chute sont nécessaires et l’impact positif qu’ils pourraient avoir sur la sécurité et l’autonomie de la personne âgée. Une attestation sur l’honneur confirmant le nombre de chutes récentes peut également être jointe.
Le montant du remboursement par l’ Assurance Maladie est variable et dépend de la base de remboursement et du taux de prise en charge. La base de remboursement est le prix de référence fixé par l’ Assurance Maladie pour les chaussons anti-chute , généralement autour de 30 euros. Le taux de prise en charge est le pourcentage de la base de remboursement qui est pris en charge par l’ Assurance Maladie. En général, le taux de prise en charge est de 60% pour les équipements de prévention des chutes. Il est important de noter que le remboursement ne couvre pas toujours la totalité du coût des chaussons anti-chute et qu’il peut rester un reste à charge pour la personne âgée. Pour une paire de chaussons à 80 euros, le remboursement de l’ Assurance Maladie sera donc de 18 euros (60% de 30 euros), laissant un reste à charge de 62 euros.
Le rôle des mutuelles complémentaires
Les mutuelles complémentaires jouent un rôle important dans le remboursement des chaussons anti-chute . Elles peuvent compléter le remboursement de l’ Assurance Maladie et prendre en charge une partie ou la totalité du reste à charge. Cependant, les niveaux de remboursement varient considérablement d’une mutuelle à l’autre et il est important de comparer les offres pour choisir une mutuelle qui propose une couverture adaptée à ses besoins. Certaines mutuelles proposent des forfaits spécifiques pour les équipements de prévention des chutes, allant de 50 à 200 euros par an.
Les mutuelles complémentaires proposent généralement différents niveaux de remboursement , allant du forfait annuel au pourcentage de prise en charge. Le forfait annuel est un montant fixe que la mutuelle verse chaque année pour l’achat d’équipements médicaux. Le pourcentage de prise en charge est le pourcentage du coût des chaussons anti-chute qui est pris en charge par la mutuelle. Par exemple, une mutuelle qui propose un remboursement à 100% prend en charge la totalité du reste à charge après le remboursement de l’ Assurance Maladie. Il est donc crucial de bien étudier les garanties proposées par votre mutuelle et de vérifier si les chaussons anti-chute sont inclus dans les équipements pris en charge.
Il est important de noter que les mutuelles complémentaires peuvent imposer des conditions spécifiques pour le remboursement des chaussons anti-chute , telles que des délais de carence ou des exclusions. Un délai de carence est une période pendant laquelle la mutuelle ne rembourse pas certains frais médicaux, généralement de 3 à 6 mois. Les exclusions sont des situations dans lesquelles la mutuelle ne rembourse pas les frais médicaux. Il est donc essentiel de lire attentivement les conditions générales de sa mutuelle avant d’acheter des chaussons anti-chute . Certaines mutuelles exigent également une prescription médicale pour le remboursement , même si l’ Assurance Maladie ne la demande pas.
Garanties et services associés à l’achat de chaussons anti-chute
Lors de l’achat de chaussons anti-chute , il est important de connaître les garanties légales et commerciales qui protègent l’acheteur en cas de défaut de fabrication ou de non-conformité du produit. Il est également important de se renseigner sur les services proposés par les fabricants et les distributeurs, tels que les conseils personnalisés, l’essayage à domicile et le service après-vente. Connaître ces aspects vous permet de faire un achat en toute sérénité et de bénéficier d’une assistance en cas de problème.
Garanties légales et commerciales
La garantie légale de conformité est une garantie obligatoire qui protège l’acheteur contre les défauts de fabrication et les non-conformités du produit. Cette garantie est valable pendant deux ans à compter de la date d’achat. Si les chaussons anti-chute présentent un défaut de fabrication ou ne sont pas conformes à la description du vendeur, l’acheteur a le droit de demander la réparation, le remplacement ou le remboursement du produit. Cette garantie s’applique automatiquement et ne nécessite aucune démarche particulière de la part de l’acheteur.
La garantie commerciale est une garantie facultative qui peut être proposée par le fabricant ou le distributeur. Cette garantie peut étendre la durée de la garantie légale de conformité ou offrir des services supplémentaires, tels que la réparation gratuite du produit pendant une période déterminée ou le remboursement en cas de non-satisfaction. Il est important de lire attentivement les conditions de la garantie commerciale avant d’acheter les chaussons anti-chute . Certaines garanties commerciales offrent une couverture pour les dommages accidentels, ce qui peut être intéressant pour les personnes âgées.
La politique de retour et d’échange est un autre élément à prendre en compte lors de l’achat de chaussons anti-chute . Il est important de vérifier si le vendeur propose une politique de retour et d’échange en cas de non-satisfaction du produit. Les conditions de retour et d’échange (délais, frais de port, etc.) doivent être clairement indiquées sur le site web du vendeur ou dans le magasin. La loi impose un délai de rétractation de 14 jours pour les achats en ligne, mais certains vendeurs proposent des délais plus longs, allant jusqu’à 30 jours.
- Garantie légale de conformité : 2 ans contre les défauts de fabrication et les non-conformités.
- Garantie commerciale : extension de la garantie légale, services supplémentaires (réparation, remboursement ).
- Politique de retour et d’échange : conditions à respecter (délais, frais de port).
Les services proposés par les fabricants et distributeurs
De nombreux fabricants et distributeurs de chaussons anti-chute proposent des services pour aider les acheteurs à choisir le modèle adapté à leurs besoins et à leur morphologie. Les conseils personnalisés sont souvent proposés par téléphone, par email ou en magasin. Ces conseils peuvent porter sur les caractéristiques techniques des chaussons, les matériaux utilisés, les systèmes de fermeture, etc. Certains vendeurs proposent même des consultations avec des ergothérapeutes pour une évaluation personnalisée des besoins.
L’essayage à domicile est un service de plus en plus populaire, qui permet aux acheteurs d’essayer les chaussons anti-chute chez eux, dans leur environnement habituel. Ce service est particulièrement utile pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer ou qui souhaitent essayer les chaussons dans différentes conditions (sur différents types de sols, avec différents types de chaussettes, etc.). Certains distributeurs proposent également des kits d’essayage avec plusieurs modèles et tailles pour faciliter le choix.
Le suivi de la commande est un service qui permet aux acheteurs de suivre l’état de leur livraison en temps réel. Ils peuvent ainsi savoir quand leur commande a été expédiée, où elle se trouve et quand elle sera livrée. La plupart des transporteurs proposent un système de suivi en ligne, accessible grâce à un numéro de suivi fourni par le vendeur.
Le service après-vente est un service qui permet aux acheteurs d’obtenir de l’aide en cas de problème avec les chaussons anti-chute (défaut de fabrication, non-conformité, etc.). Le service après-vente peut prendre différentes formes (assistance téléphonique, réparation, remplacement, remboursement , etc.). Il est important de conserver la facture d’achat et les documents relatifs à la garantie pour faciliter les démarches auprès du service après-vente.
Les certifications et labels : un gage de qualité et de sécurité ?
Les certifications et les labels sont des indicateurs de qualité et de sécurité qui peuvent aider les acheteurs à choisir des chaussons anti-chute fiables et performants . La norme CE est une norme européenne qui atteste que les chaussons anti-chute sont conformes aux exigences de sécurité européennes. Les labels de qualité sont des certifications qui attestent du respect de critères spécifiques (matières premières, fabrication, etc.). Privilégiez les produits certifiés pour une sécurité accrue.
La norme CE est une indication que les chaussons ont été testés et qu’ils répondent aux normes de sécurité en vigueur, notamment en matière de résistance des matériaux et de coefficient d’adhérence. La présence de cette norme rassure quant à la qualité du produit. De plus, certains labels garantissent l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement, ou encore des conditions de travail équitables lors de la fabrication. Le label « Oeko-Tex » par exemple, garantit l’absence de substances nocives dans les textiles utilisés pour la fabrication des chaussons. Ce label est particulièrement important pour les personnes ayant la peau sensible ou des allergies.
Il est conseillé de rechercher ces certifications et labels lors de l’achat de chaussons anti-chute pour s’assurer de leur qualité et de leur sécurité. Il faut également vérifier la provenance des produits et privilégier les fabricants qui affichent clairement leurs engagements en matière de qualité et de sécurité. Un produit fabriqué en Europe est souvent soumis à des normes plus strictes qu’un produit importé d’un pays tiers.
Démarches et conseils pratiques pour obtenir un remboursement
Obtenir le remboursement des chaussons anti-chute nécessite de suivre des démarches précises et de constituer un dossier complet. Il est important de se renseigner auprès des organismes concernés et de se faire accompagner par un professionnel si nécessaire. Un accompagnement personnalisé peut vous faire gagner du temps et optimiser vos chances de succès.
Constitution du dossier de remboursement
Le dossier de remboursement doit comprendre plusieurs pièces justificatives, notamment la prescription médicale, la facture d’achat des chaussons anti-chute et les justificatifs complémentaires (attestation, devis, etc.). La prescription médicale doit être établie par un médecin et doit mentionner explicitement la nécessité des chaussons anti-chute . La facture d’achat doit mentionner le prix des chaussons, la date d’achat, le nom du vendeur et les coordonnées de l’acheteur. Les justificatifs complémentaires peuvent inclure une attestation de la mutuelle, un devis d’un ergothérapeute ou tout autre document pertinent. Un relevé d’identité bancaire (RIB) peut également être demandé pour faciliter le versement du remboursement .
Dépôt du dossier auprès des organismes concernés
Le dossier de remboursement doit être déposé auprès des organismes concernés, à savoir l’ Assurance Maladie, la mutuelle complémentaire, l’APA, les caisses de retraite et la MDPH. Les modalités de dépôt varient d’un organisme à l’autre. Il est possible de déposer le dossier en ligne, par courrier ou en se rendant directement dans les locaux de l’organisme. L’ Assurance Maladie privilégie le dépôt en ligne via le compte Ameli.
Il est important de respecter les délais de dépôt et de fournir tous les documents demandés pour éviter que le dossier ne soit rejeté. Il est également conseillé de conserver une copie du dossier pour pouvoir le consulter ultérieurement en cas de besoin. Les délais de traitement des dossiers varient d’un organisme à l’autre, mais il faut généralement compter entre 1 et 3 mois pour obtenir une réponse.
Suivi du dossier et recours possibles
Une fois le dossier déposé, il est important de suivre son évolution et de contacter les organismes concernés en cas de besoin. Il est possible de suivre l’état d’avancement du dossier en ligne, par téléphone ou par courrier. En cas de refus de remboursement , il est possible de contester la décision en déposant un recours amiable ou contentieux. Un médiateur de l’ Assurance Maladie peut vous aider à résoudre les litiges.
Le recours amiable consiste à adresser une lettre de contestation à l’organisme concerné en expliquant les raisons pour lesquelles la décision de refus est contestée. Le recours contentieux consiste à saisir le tribunal compétent pour contester la décision de refus. Il est conseillé de se faire accompagner par un avocat pour un recours contentieux.
- Constitution du dossier : prescription médicale, facture d’achat, justificatifs complémentaires, RIB.
- Dépôt du dossier : modalités spécifiques à chaque organisme (en ligne, courrier, sur place).
- Suivi du dossier : contacter les organismes concernés en cas de besoin (téléphone, en ligne).
- Recours possibles : recours amiables et contentieux en cas de refus (médiateur, avocat).
Astuces pour optimiser ses chances de remboursement
Pour optimiser ses chances de remboursement , il est conseillé de bien choisir son modèle de chaussons anti-chute , de réaliser un bilan de santé complet et de se faire accompagner par un professionnel. Une préparation minutieuse et une bonne connaissance des procédures peuvent faire la différence.
Le choix du modèle de chaussons anti-chute est crucial. Il est conseillé de privilégier les modèles recommandés par les professionnels de la santé (médecins, ergothérapeutes, etc.) et de tenir compte de ses besoins spécifiques (type d’activité, nature du sol, morphologie du pied, pathologies éventuelles). Il est également important de vérifier que les chaussons sont conformes aux normes de sécurité en vigueur. Un modèle avec un bon soutien de la cheville et une semelle antidérapante certifiée est un gage de sécurité.
La réalisation d’un bilan de santé complet permet d’identifier les facteurs de risque de chute et de mettre en place des mesures de prévention adaptées. Le bilan de santé peut être réalisé par un médecin généraliste, un gériatre ou un ergothérapeute. Ce bilan peut inclure une évaluation de l’équilibre, de la force musculaire, de la vision et de la sensibilité des pieds.
L’accompagnement par un professionnel (ergothérapeute, assistant social) peut faciliter les démarches administratives et optimiser ses chances d’obtenir un remboursement . Le professionnel peut aider à constituer le dossier, à contacter les organismes concernés et à contester les décisions de refus. Un ergothérapeute peut également vous conseiller sur l’aménagement de votre domicile pour réduire le risque de chutes.
En France, le prix moyen d’une paire de chaussons anti-chute de qualité se situe entre 50 et 100 euros. Cependant, ce prix peut varier considérablement en fonction de la marque, du modèle et des caractéristiques techniques des chaussons. Les modèles haut de gamme, qui offrent un soutien optimal du pied et une adhérence maximale, peuvent coûter jusqu’à 150 euros. Il est important de noter que le remboursement des chaussons anti-chute par l’ Assurance Maladie est limité à 60% du prix de base, ce qui signifie qu’il reste souvent un reste à charge important pour la personne âgée. Ce reste à charge peut être pris en charge par votre mutuelle complémentaire, en fonction de votre contrat.